Actualité comptable, fiscale et juridique
Toute l'actualité réglementaire et les questions pratiques que vous vous posez !
Réduction de 10 % HT pour toute inscription reçue avant le 6/3/26 (EARLY10)
Dans un contexte marqué par des évolutions réglementaires rapides et structurantes, les acteurs économiques luxembourgeois doivent composer avec des exigences accrues en matière comptable, fiscale et juridique.
La conférence « Actualité comptable, fiscale et juridique », qui se tiendra le jeudi 21 mai 2026 à Luxembourg, a pour objectif de proposer une analyse claire et opérationnelle des principales réformes, positions administratives et évolutions jurisprudentielles impactant la pratique des professionnels.
Présidée par Guilhèm Becvort, Partner chez White & Case, cette journée réunira des experts de référence, issus des administrations et de cabinets reconnus, afin d’apporter un éclairage concret sur la nouvelle loi comptable, le régime des impatriés, la structuration fiscale des fonds, les prix de transfert, le droit des sociétés et les actualités TVA, notamment le paquet ViDA.
Cette conférence constitue un rendez-vous incontournable pour anticiper les évolutions à venir, sécuriser les pratiques et échanger avec les principaux acteurs de la place.
A l’issue de la formation, les participants seront capables de :
- Comprendre les évolutions comptables, juridiques et fiscales luxembourgeoises en cours et à venir
- Anticiper leur mise en application quotidienne
- Mesurer les conséquences pratiques des évolutions en fiscalité des entreprises
Dans les fiduciaires, les sociétés et les banques :
- Directeurs financiers, comptables et fiscaux
- Membres du service comptabilité et fiscalité
- Comptables, experts-comptables et personnel de fiduciaires…
- Fiscalistes
- Contrôleurs de gestion
- Salariés chargés des opérations de TVA
- Auditeurs internes (facturation, comptabilisation TVA)
- Analystes financiers
- Administrateurs, gérants indépendants
Quelles actualités en matière comptable ?
- Le point sur la nouvelle loi comptable et ses avancées législatives
- Analyse des avis de la CNC (Commission des Normes Comptables)
- Evolution de la jurisprudence
Denis COLIN
Expert-comptable - Gérant de la Fiduciaire LPG - Auteur du « précis de Droit comptable », éditions Legitech (2023) et de « les SCI, aspects juridiques, comptables et fiscaux », éditions Legitech (2023)
FIDUCIAIRE LPG
Café-Networking
Le nouveau régime des impatriés : les points d'attention
- Les conditions d’éligibilité au nouveau régime, notamment en matière de résidence fiscale et de niveau de rémunération
- Les principales caractéristiques du nouveau dispositif, incluant l’exonération partielle de la rémunération et ses limites
- Les implications pour les salariés bénéficiant déjà de l’ancien régime
- Le respect des obligations déclaratives auprès de l’Administration des Contributions Directes
Johan LEONARD
Partner
Christophe MARTIN-RAYNAUD
Counsel
STIBBE
Structuration fiscale des fonds d’investissement : actualités et enjeux pratiques
- Revue de l’actualité récente en matière de structuration des fonds et de leurs investissements
- Véhicules d’investissement et structuration de leurs opérations
- Focus fiscal
- Clarifications législatives sur les liquidations partielles
- Interprétation de l’Administration des Contributions Directes sur l’application des règles anti-hybrides aux fonds d’investissement
- Implications opérationnelles pour les gestionnaires et investisseurs, y compris les enjeux de structuration de la rémunération des parties prenantes
Guilhèm BECVORT
Déjeuner
Table ronde sur les prix de transfert
- Création d’un département dédié aux prix de transfert à l’ACD
- Contrôle accru des transactions intragroupes
- Exigences en matière de documentation
- La Loi modifiée sur l’Impôt sur le Revenu (LIR)
- Analyses des dernières circulaires en matière de financement intragroupe, de comptes courants d’associés débiteurs
- Analyse de l’Article 50ter LIR en matière de transactions sur actifs incorporels
Modérateur
Guilhèm BECVORT
Panélistes
Sophie BOULANGER
Partner, Head of Transfer Pricing
KPMG in Luxembourg
Café-Networking
Panorama d’actualités en matière de droit des sociétés
- Projet de loi n°8669 proposant une modification de loi du 10 août 1915 relative aux sociétés commerciales : en cas d’adoption, quelle évolution significative du régime des SARL luxembourgeoises ?
- La loi n°8053 sur les restructurations transfrontalières du 17 février 2025 : quelles dispositions transitoires ? Questions d’interprétation ?
- Décision d’un tribunal luxembourgeois du 14 mai 2025 infligeant une amende pour défaut d’enregistrement des bénéficiaires effectifs
- Analyse de la jurisprudence récente
Lucca TORRES
Counsel en corporate M&A
SIMMONS & SIMMONS
Table ronde : questions pratiques en matière de TVA
- Le paquet ViDA adopté en 2025
- Une TVA modernisée avec des standards numériques : à quand la facturation électronique en matière de TVA au niveau national ?
- Reporting, obligations de facturation et transactions via des plateformes
- Phases d’implémentation jusqu’à 2030
- Derniers développements en matière de TVA sur les voitures de sociétés
- Aspect TVA de la rémunération des parties prenantes dans le cadre de la structuration des fonds d’investissement
- Arrêt de la CJCE dans l’affaire SC Arcomet Towercranes STL (C-726/23) relatif aux conséquences TVA d’un ajustement de prix de transfert réalisé en matière d’impôts directs et, par contraste, conclusions de l’avocat général dans l’affaire Stellantis Portugal (C-603/24)
Gilles BARBABIANCA
Directeur adjoint, délégué du gouvernement
Administration de l'enregistrement, des domaines et de la TVA
Michel LAMBION
Managing Director
DELOITTE Tax & Consulting
Erwan LOQUET
Partner
BDO
Clôture de la conférence
Au cœur des débats de 2024, le projet de loi de modernisation du droit comptable déposé par le gouvernement en juillet 2023. Porté par un objectif de simplification et de transparence, ce texte prévoit une refonte en profondeur du plan comptable normalisé luxembourgeois (PCN) et des obligations d'information des entreprises. De nouveaux défis en termes de production des comptes, de traçabilité des opérations et de pilotage des risques financiers et extra-financiers. Ils sont au cœur de la conférence annuelle “Actualité comptable, juridique et fiscale” organisée par Abilways Luxembourg, qui réunit un panel de 8 spécialistes reconnus.
Quels sont les changements attendus dans le nouveau Plan Comptable Normalisé (PCN) luxembourgeois ?
Le Plan Comptable Normalisé (PCN) fait l’objet d’une refonte en profondeur dans le cadre du projet de loi déposé en juillet 2023 par le ministère de la Justice, visant à moderniser le droit comptable luxembourgeois. Si ce texte est adopté en l’état, voici les principaux changements à anticiper :
- Une restructuration globale du PCN (GAAP), avec une nouvelle architecture en 8 classes de comptes au lieu de 7, pour mieux distinguer les rubriques de bilan et de compte de résultat.
- L’introduction d’un ’cadre conceptuel’, énonçant les principes généraux en termes d’évaluation et de présentation des états financiers, sur le modèle des normes IFRS.
- Des mises à jour ciblées des règles de comptabilisation de certains postes spécifiques (instruments financiers, contrats de location, engagements de retraite).
- De nouvelles annexes sectorielles pour refléter les spécificités de certaines industries (assurances, fonds d’investissement).
- Des précisions sur le contenu de l’annexe des comptes annuels, avec des informations additionnelles sur la gouvernance ou les transactions avec les parties liées.
Si le projet est encore en discussion, avec une entrée en vigueur qui n’interviendrait pas avant 2024, voire 2025, les entreprises ont intérêt à anticiper dès maintenant ses impacts. Au cours de la conférence d’Abilways Luxembourg, nous aborderons des actions clés pour préparer la transition :
- Suivre l’avancée des travaux et le calendrier via sa fédération professionnelle, son expert-comptable ou la Commission des Normes Comptables.
- Lancer un chantier de revue des processus et systèmes comptables pour identifier les zones d’impact (changements de méthodes, nouveau format des états financiers).
- Former en amont les équipes comptables et financières aux évolutions.
- Revoir la communication financière (rapports, présentations aux partenaires) en vue du changement de référentiel.
Comptes courants d’associés : quels changements dans le traitement comptable, juridique et fiscal ?
Les comptes courants d’associés constituent un mode de financement souple et répandu au Luxembourg. C’est un outil très apprécié des PME et des groupes de sociétés. Mais en l’absence d’un cadre légal précis, leur utilisation soulève encore des questions récurrentes pratiques sur le plan comptable, juridique et fiscal.
La conférence d’Abilways Luxembourg reviendra très largement sur les bonnes pratiques à mettre en place en 2024.
En matière juridique, la règle d’or reste de formaliser le compte courant dans une convention écrite, qui en précise les modalités (identité du titulaire, objet, rémunération, conditions de fonctionnement et de remboursement). L’idée est d’éviter toute requalification et de matérialiser le caractère de “prêt” de l’opération.
Sur le plan comptable, en l’absence de règles spécifiques dans le PCN, les comptes courants suivent le traitement classique des créances/dettes. Les débats portent surtout sur la classe à utiliser (1 ou 4) et l’annexe des comptes, qui doit notamment distinguer leur caractère “à plus ou moins d’un an”.
Fiscalement enfin, les comptes courants restent un sujet de frictions, soumis à une surveillance accrue de l’administration. Pour éviter tout litige, il est toujours prudent de respecter les règles de sous-capitalisation, de justifier le caractère de “pleine concurrence” des intérêts pratiqués et d’identifier les schémas abusifs (retraits/apports successifs visant à échapper à l’impôt).
Directive ATAD 3 : quelles sont les nouvelles règles et comment s’y conformer ?
La directive ATAD 3, proposée en décembre 2021 par la Commission européenne, est actuellement en cours de négociation. Elle vise à compléter le dispositif anti-évasion fiscale pour lutter contre l’utilisation abusive de sociétés “coquilles” dans l’UE. Son entrée en vigueur est attendue fin 2024.
Concrètement, ce texte introduit une présomption de “non-substance” pour toute entité européenne, dès le moment où elle coche au moins 3 des 5 cases suivantes :
- Plus de 75% de revenus passifs (dividendes, intérêts, redevances).
- Activité principalement transfrontalière.
- Externalisation large des activités.
- Patrimoine majoritairement composé d’actifs immobiliers ou mobiliers.
- Qualification de "risque fiscal élevé" selon la directive DAC 6.
Pour réfuter cette présomption et échapper aux lourdes sanctions prévues (perte des avantages fiscaux, amendes jusqu’à 5% du CA), les sociétés écrans / coquilles devront prouver leur substance économique réelle, via un “test”. Un test portant sur la réalité de leurs locaux, l’existence d’un compte bancaire actif dans l’UE ou encore la présence d’un nombre suffisant de salariés qualifiés.
Le dispositif est encore en cours de finalisation, et se heurte à de nombreuses controverses des États membres. Mais les entreprises luxembourgeoises doivent d’ores et déjà anticiper ses impacts et revoir leurs schémas d’organisation pour justifier leur substance. Encore une fois, les intervenants de la conférence d’Abilways Luxembourg reviendront très précisément sur ce qu’il faut faire pour documenter la réalité de leurs activités et moyens :
- Recenser les filiales et holdings potentiellement concernées par les nouveaux critères.
- Revoir la pertinence de certaines structures à la lumière des nouvelles exigences.
- Renforcer si nécessaire les moyens humains et matériels des entités à risque.
- Constituer un dossier de preuves étayant la substance des activités (organigrammes, contrats, factures...).
- Suivre les guidelines pratiques à venir de la part des autorités fiscales.
Projet de refonte du PCN : quels impacts sur la gestion des risques des entreprises ?
Le projet de loi de réforme du droit comptable déposé en juillet 2023 ne traite pas directement de l’organisation du management des risques dans les entreprises. Son objet principal est, comme nous l’avons vu, d’améliorer la qualité, la transparence et la comparabilité des états financiers des sociétés de la Place.
Néanmoins, certaines de ses dispositions auront mécaniquement un impact sur la façon dont les différents acteurs de la gestion des risques devront interagir et collaborer.
Comité d’audit
Avec l’obligation pour les grandes entreprises de créer un comité d’audit chargé de superviser le contrôle interne et la gestion des risques, les échanges devront se renforcer entre ce comité, les commissaires aux comptes, l’audit interne et le management. L’idée est de revérifier la cartographie des risques et de s’assurer de la pertinence du dispositif en place.
Informations sur les risques données en annexe
De même, les nouvelles exigences de transparence sur les risques dans l’annexe des comptes vont obliger la direction financière à se coordonner étroitement avec les fonctions comme le juridique, la compliance ou le risk management, qui ont une vision transverse des vulnérabilités de l’entreprise.
Plus largement, le projet de loi s’inscrit dans un mouvement général de responsabilisation des entreprises sur leur environnement de contrôle interne. Qu’est-ce que cela signifie ? Disons pour simplifier que cela implique de décloisonner les différentes lignes de maîtrise des risques, via par exemple :
- La mise en place de référentiels et d’outils de suivi partagés.
- L’organisation de points d’étape réguliers entre les risk owners.
- La création de comités transverses sur les risques majeurs.
- La sensibilisation des opérationnels aux enjeux de conformité.
Si le texte ne dicte pas de schéma type, il crée un cadre pour une meilleure intégration du management des risques dans la gouvernance et les processus de l’entreprise. Charge à chacune de trouver le bon équilibre, à travers des études de cas proposées par nos intervenants.
Projet de refonte du PCN : quels impacts sur la gestion des risques juridiques ?
Comme pour les risques opérationnels, le projet de réforme du droit comptable luxembourgeois ne comporte pas de disposition spécifique sur le traitement des risques juridiques par les entreprises (son ambition est avant tout d’améliorer la fidélité et la pertinence des états financiers).
Pour autant, la philosophie générale du texte, tournée vers plus de transparence, de formalisation et de reddition des comptes, n’est pas sans conséquence sur la façon dont les sociétés vont devoir gérer leurs éléments juridiques tout au long du processus comptable.
Nous avons relevé les points de vigilance suivants, expliqués de manière assez schématique.
Les nouvelles règles de reconnaissance des provisions pour risques et charges
Alignées sur le principe de prudence IFRS, elles vont obliger à mieux documenter les critères de comptabilisation (existence d’une obligation actuelle, probabilité d’une sortie de ressources, fiabilité de l’estimation). Cela suppose une collaboration un peu plus étroite avec les juristes pour apprécier la matérialité des litiges.
Durcissement des règles d’évaluation des actifs incorporels
Notamment ceux qui sont acquis lors de regroupements d’entreprises (marques, brevets, relations clients...). Cela va renforcer la traçabilité des analyses juridiques sous-jacentes (titres de propriété, durée et portée des protections...).
Annexes plus fouillées
Par ailleurs, les annexes étoffées (transactions avec les parties liées, engagements hors bilan, événements post-clôture...) supposent de consolider les remontées du juridique et d’organiser un processus robuste d’identification et d’évaluation des risques tout au long de l’exercice.
Relèvement des seuils !
Enfin, les seuils rehaussés définissant les petites, moyennes et grandes entreprises vont mécaniquement accroître le nombre de sociétés soumises à des audits légaux, donc à un regard externe sur la sincérité de leurs comptes et la fiabilité de leur contrôle interne juridique.
Il y a, derrière l’apparente simplicité du nouveau PCN, énormément d’évolutions pratiques ! C’est la raison pour laquelle nous leur consacrons toute une conférence, avec pas moins de 8 intervenants. Ces derniers développeront leur expérience de l’année sur la mise en place de dispositifs de pilotage des risques juridiques plus structurés, intégrant :
- une actualisation des cartographies pour coller aux évolutions légales et jurisprudentielles ;
- une documentation des choix de traitement (évitement, couverture, transfert...), avec formalisation des plans d’action ;
- un suivi de leur mise en œuvre effective via des indicateurs de risques clés et des contrôles ciblés ;
- la manière d’impliquer de la gouvernance dans la validation et la supervision du dispositif.
En définitive, le projet de loi ne révolutionne pas la façon de gérer les risques juridiques, mais il renforce la traçabilité et la redevabilité attendues à chaque étape du processus.