Formation - Consolidation des comptes
Maîtriser les différences essentielles entres les IFRS et le Lux GAAP.
Dans un environnement réglementaire en pleine mutation, où les groupes internationaux doivent naviguer entre normes IFRS et Lux GAAP, la consolidation des comptes devient un véritable défi. Les divergences de méthodes, d’évaluation et de présentation exposent les entreprises à des risques de non-conformité, de retraitements d’envergure et d’informations financières peu fiables.
Cette formation permet de maîtriser les différences essentielles entre IFRS et Lux GAAP, afin de structurer efficacement votre processus de consolidation et d’assurer la qualité et la transparence de vos états financiers.
Au programme : étude des référentiels IFRS et Lux GAAP, traitement des principaux écarts (méthodes d’évaluation des actifs, provisions, instruments financiers), consolidation des entités à contrôle exclusif et conjoint. L’approche s’appuie sur des cas pratiques, des exercices de retraitement, l’analyse de situations réelles et des ateliers de mise en situation. Après la formation, vous serez capable de : analyser les écarts normatifs, appliquer les ajustements requis, élaborer des états consolidés conformes, piloter le processus de consolidation.
Destinée aux experts-comptables, responsables consolidation et directeurs financiers de groupes multicompagnies, cette formation vous aidera à anticiper les audits, sécuriser vos états financiers et optimiser votre pilotage financier.
- Comprendre les fondements et les enjeux de la consolidation des comptes.
- Maîtriser le cadre légal et réglementaire applicable au Luxembourg.
- Déterminer le périmètre et les méthodes de consolidation appropriés.
- Mettre en œuvre de manière opérationnelle le processus de consolidation.
À l’issue de la formation, vous serez en mesure de comprendre les techniques, les tâches et les écritures de consolidation.
- Responsables et collaborateurs des services opérationnels comptables et financiers, contrôleurs de gestion, auditeurs internes et externes.
- Toute personne ayant besoin de comprendre les mécaniques de consolidation selon Lux GAAP et IFRS.
Comprendre les objectifs de la consolidation
Appréhender les enjeux de la consolidation, de la logique de groupe et des limites des comptes individuels.
Maîtriser les bases légales et réglementaires
Le cadre européen et luxembourgeois.
La loi du 10 août 1915.
Les référentiels applicables (Lux GAAP et aperçu IFRS).
Identifier les conditions d’établissement des comptes annuels consolidés
Définir le groupe.
Analyser les critères d’obligation.
Reconnaître les principaux cas d’exemption.
Mettre en œuvre l’établissement des comptes annuels consolidés
Déterminer le contenu des comptes consolidés.
Appliquer les principes généraux.
Organiser le processus de consolidation.
Dérouler les étapes de la consolidation
Structurer le cycle de consolidation : collecte, homogénéisation, reclassements, cumuls, identification des intercos, retraitements et production des états consolidés.
Déterminer le périmètre de consolidation
Calculer les pourcentages de contrôle et d’intérêt.
Définir le périmètre de consolidation.
Appliquer les méthodes de consolidation
Mettre en œuvre l’intégration globale, l’intégration proportionnelle et la mise en équivalence à l’aide d’exemples concrets.
Choisir et utiliser les techniques de consolidation
Comparer les techniques directes et par paliers
Sélectionner les cas d’usage appropriés.
Traiter la conversion monétaire
Appliquer les principes de conversion des filiales en devises étrangères.
Analyser les écarts de conversion.
Organiser la réconciliation des soldes intra-groupe
Structurer la réconciliation des soldes et opérations intra-groupe.
Identifier les principaux points d’attention.
Réaliser les retraitements de consolidation
Effectuer les retraitements courants (dividendes, marges, cessions internes, écarts d’acquisition).
Evaluer leur impact sur les états consolidés.
Toutes les formations SKOLAE Training sont éligibles au cofinancement pour vous aider à vous perfectionner dans une de vos spécialités ou acquérir de nouvelles compétences et réorienter votre carrière.
Équipe pédagogique :
Un consultant expert de la thématique et une équipe pédagogique en support du stagiaire pour toute question en lien avec son parcours de formation.
Techniques pédagogiques :
Alternance de théorie, de démonstrations par l'exemple et de mise en pratique grâce à de nombreux exercices individuels ou collectifs. Exercices, études de cas et cas pratiques rythment cette formation.
Pour les sessions en distanciel, notre Direction Innovation a modélisé une matrice pédagogique adaptée pour permettre un apprentissage et un ancrage mémoriel optimisés.
Cette matrice prévoit une alternance de temps de connexion en groupe et de séquences de déconnexion pour des travaux de mise en pratique individuels.
Ressources pédagogiques :
Un support de formation présentant l'essentiel des points vus durant la formation et proposant des éléments d'approfondissement est téléchargeable sur votre espace apprenant.
Retrouvez également des ressources complémentaires ainsi que les quiz amont/aval sur notre plateforme dédiée.
La consolidation des comptes consiste à regrouper les états financiers de plusieurs entités d’un groupe (sociétés mères, filiales, coentreprises...) pour présenter la situation financière et la performance de l’ensemble comme s’il s’agissait d’une seule et même entreprise. C’est une obligation légale pour de nombreuses sociétés et groupes au Luxembourg, dès lors que certains seuils de taille sont dépassés (total bilan, chiffre d’affaires, effectifs). Sa mise en œuvre soulève toutefois de nombreux défis techniques et réglementaires, entre règles comptables luxembourgeoises (Lux GAAP) et normes internationales (IFRS) qui coexistent.
Les fondamentaux de la consolidation des comptes : la notion de “contrôle”
Toute consolidation commence par la définition de son périmètre. Il faut déterminer quelles entités doivent être incluses dans les comptes consolidés, selon le critère clé du contrôle :
- Une société mère doit consolider les filiales dont elle détient le pouvoir de diriger les politiques financières et opérationnelles, pouvoir qu'elle exerce en vue d'en tirer un avantage financier.
- Des seuils de détention (par exemple 50% des droits de vote) créent une présomption de contrôle, mais d’autres facteurs sont à considérer (droits de vote potentiels, accords contractuels, dépendance économique...).
- Des exemptions existent pour les petits groupes, en deçà de certains seuils, ou pour les détentions temporaires destinées à être cédées.
- Les entités ad hoc (véhicules juridiques créés pour un objet précis, comme une titrisation) demandent une analyse spécifique de la “substance” des relations et des risques.
Pourquoi cette sélection ? Tout simplement parce que les comptes financiers consolidés sont un outil clé de communication financière, et qu’ils doivent offrir une image fidèle et complète aux dirigeants, investisseurs en capital, créanciers et autres parties prenantes. Nous en parlons en détail dans notre formation “Consolidation des comptes - Maîtriser les différences essentielles entre les IFRS et le Lux GAAP”, où il est notamment question d’évaluer la nature et l’ampleur des informations à fournir.
Comment consolider les comptes de plusieurs entités ?
Une fois établi si telle ou telle société doit être consolidée, il faut choisir la méthode de consolidation adaptée pour chaque entité :
- Intégration globale pour les filiales contrôlées exclusivement : leurs comptes sont intégralement combinés à ceux de la mère, actif par actif, passif par passif.
- Mise en équivalence pour les entreprises associées (influence notable) et les coentreprises (contrôle conjoint) : seule la quote-part de résultat net et de capitaux propres est reprise au bilan et au compte de résultat.
- Intégration proportionnelle pour les coentreprises en Lux GAAP (interdite en IFRS) : les comptes sont intégrés poste par poste, au prorata du pourcentage de détention.
La consolidation implique aussi de retraiter la comptabilité des différentes entités pour s’assurer que les chiffres soient homogènes et comparables :
- Harmoniser les référentiels (Lux GAAP, IFRS...), les méthodes (valorisation des stocks, amortissements...) et les dates de clôture d’exercice.
- Éliminer toutes les opérations et soldes internes au groupe (prêts, ventes, dividendes...) pour ne garder que l’activité et les soldes avec les tiers.
- Convertir les comptes des filiales en devises étrangères au taux de change de clôture pour le bilan et au taux moyen pour le résultat.
- Calculer et comptabiliser les écarts d’acquisition (goodwill) issus des prises de contrôle, représentant l’écart entre le prix payé et la juste valeur des actifs nets acquis.
- Isoler la part des intérêts minoritaires dans les capitaux propres et le résultat des filiales non détenues à 100%.
Quelles sont les spécificités comptables entre Luxembourg (Lux GAAP) et l’international (IFRS) ?
Au Luxembourg, la consolidation est régie par la loi du 19 décembre 2002 et plusieurs règlements grand-ducaux qui en découlent.
S’y ajoutent les normes IFRS (notamment IFRS 10 sur les états financiers consolidés, IFRS 3 sur les regroupements d’entreprises, IAS 28 sur les participations dans des entreprises associées et coentreprises, IFRS 12 sur les informations à fournir) pour les groupes concernés (cotés, banques, assurances...).
Si les grands principes sont proches, quelques différences notables existent.
Sur la détermination du périmètre
- Les seuils légaux pour présumer du contrôle sont fixés à 20% en Lux GAAP contre 50% en IFRS.
- Les deux référentiels prévoient une exemption de consolidation pour les petits groupes, mais avec des seuils différents de total bilan, chiffre d’affaires et effectifs.
- En IFRS, des critères plus économiques que juridiques s’appliquent : contrôle de fait, droits substantiels, avantages...
Sur le traitement du goodwill
- En Lux GAAP, il doit être amorti linéairement sur sa durée d’utilité, avec un maximum présumé de 10 ans (sauf justification contraire).
- En IFRS, il n’est plus amorti, mais soumis à un test de dépréciation annuel, et comptabilisé initialement à sa juste valeur (et non au coût).
Autres divergences significatives
- Les intérêts minoritaires sont présentés entre dettes et capitaux propres en Lux GAAP, alors qu’ils sont intégrés aux capitaux propres en IFRS.
- Les annexes requises par les IFRS sont plus détaillées : jugements importants, hypothèses clés, nature et étendue des intérêts détenus dans d’autres entités, restrictions, risques... avec tableaux chiffrés et organigrammes à l’appui.
Concrètement, un groupe établi au Luxembourg et soumis aux IFRS doit produire deux jeux de comptes consolidés (un selon les Lux GAAP et un autre de type IFRS). Cela accroît forcément la charge de travail, la complexité et les risques d’erreurs ou d’incohérences !
Cela nécessite surtout des équipes très bien formées, outillées et organisées pour gérer en parallèle ces deux référentiels.
Réussir un projet de consolidation
En pratique, un projet de consolidation mobilise de nombreux intervenants aux profils variés (comptables, contrôleurs de gestion, fiscalistes, auditeurs, informaticiens...) dans un calendrier contraint, souvent lié à des obligations de reporting. Il se déroule généralement en 3 grandes étapes.
- La phase de préparation :
- Définir le référentiel, valider le périmètre, choisir les options (méthodes, cours de conversion...)
- Paramétrer l’outil de consolidation, fiabiliser les soldes d’ouverture, créer les paliers
- Planifier les travaux, les échéances et les ressources, communiquer le calendrier et les instructions aux filiales
- La phase de réalisation :
- Collecter les liasses de consolidation auprès des filiales (bilans, comptes de résultat, annexes...)
- Contrôler la cohérence, l’exhaustivité et la fiabilité des données remontées
- Procéder aux retraitements de consolidation : élimination des comptes et opérations réciproques, partage des capitaux propres, calcul des impôts différés, reclassement des titres...
- Valider les comptes dans un processus itératif avec les filiales et les auditeurs
- La phase de finalisation :
- Arrêter les comptes consolidés (bilan, compte de résultat, annexe...) et établir le rapport de gestion
- Communiquer les états financiers en interne auprès de la direction et des organes de gouvernance (conseil d’administration, comité d’audit) et en externe auprès des actionnaires, des banques, du public (dépôt légal, site web...)
Dans tout projet de consolation des comptes, le facteur clé de succès reste l’anticipation :
- Définir un calendrier précis et contraignant en amont, avec des échéances non négociables
- Fiabiliser les comptes sociaux des filiales le plus en amont possible
- Automatiser au maximum les tâches chronophages et à faible valeur ajoutée (saisie, contrôles de cohérence...)
- Impliquer, former et responsabiliser les équipes locales (comptables, dirigeants de filiales...)
- Identifier et traiter au plus tôt les points complexes ou atypiques (changements de périmètre, opérations non récurrentes...)
Une préparation minutieuse que nous développons en détail dans notre formation de 2 jours “Consolidation des comptes - Maîtriser les différences essentielles entre les IFRS et le Lux GAAP”. Nous vous donnerons une documentation complète et structurée pour produire dans les délais des comptes consolidés de haute qualité, fiables, pertinents et sincères.